Critique 99 Homes

Synopsis
Dennis Nash est un jeune homme qui travaille dans le bâtiment. Travailleur, il n'arrive pourtant pas à joindre les deux bouts et ne fait pas face aux traites de sa maison où vit sa mère et son fils.
Sa demeure se fait donc saisir par un la banque représenté par le très direct Rick Carver qui n'hésite à expulser les gens de leur foyer.
Dennis n'ayant pas de travail et voulant impérativement retrouver sa maison va accepter le travail de Rick qui consiste à expulser les familles ne faisant pas face à leur crédits.

Critique
Se faire expulser de chez soit, de sa maison avec sa famille... Quoi de plus personnel, de plus tragique comme situation? C'est pourtant ce qui est arrivé à des milliers d’américains après la crise des subprimes. Légalement, il est pourtant possible aux banques de toucher encore le jackpot en récupérant les maisons à moindre coût... Et ça, c'est le rôle de Carver. Dés les premiers instants, nous voici projeter dans ce monde froid et brutale qu'est le marché de l'immobilier.

Si Andrew Garfield (Dennis Nash) arrive à tenir correctement son rôle de jeune père qui essaie de se démerder pour sauver sa famille, il n'arrive malheureusement pas à faire passer l'émotion nécessaire et la détresse de son personnage. En revanche, Michael Shannon joue le rôle de Rick Carver à merveille. Charismatique et impressionnant à la fois, son personnage dégoûte et plaît tout en nuance. Il sait se justifier, profiter de la situation tout en tendant la main. Du début à la fin, on ne sait pas vraiment sur quel pied danser avec lui.
Niveau scénario, le personnage de Dennis suivant une évolution intéressante. On est d'abord peiné pour lui puis au fur et à mesure, on le voit se transformer. On reste en haleine tout le long, la tension étant omniprésente. 

99 Homes est à voir sans aucun doute. Poignant et violent, il dénonce le drame de la politique immobilière d'un système bancaire et gouvernemental américain qui est résolument à repenser.
                              

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