Club 300: critique Les bêtes du Sauvage

Synopsis
Hushpuppy vie dans le "Bassin" qui n'est autre que le Bayou. A l'écart de la civilisation urbaine, la jeune enfant vit avec son père et toute une petite communauté en autarcie... Jusqu'au jour où une pluie torrentielle provoque une montée des eaux!

Critique
Le film a été récompensé au festival de Cannes, à Deauville et à Sundance... Autant de monde ne peut pas se tromper! Je me suis rendu à la projection l'esprit serein après avoir visionné rapidement la bande-annonce qui promettait un film émouvant à la Remi sans Famille...
Tout commence bien, on a la vision magnifique d'une petite fille qui observe le monde avec son oeil de petite fille, trouvant de la beauté et de la joie de vivre partout où elle va...
Vivant dans une sorte de cabane parmi les animaux... Son père veille sur elle et lui apprend à vivre "à la dure" avec la nature...
Je m'attendais à ce que le paternel meurt rapidement et que l'enfant se retrouve très vite livrée à elle même partant désespérément à la recherche de sa mère, avec ces animaux en guise de compagnie peut être? (C'est ce qu'on nous vendais sur le synopsis en tout cas!).
La larme à l'oeil et les mouchoirs étaient à prévoir!

Non en fait, à la place, on a une inondation que l'on ne voit pas, certainement faute de moyens... Et là s'en suit une longue agonie!
On observe l'enfant galérer avec son père .. Entendez par là que l'on nous sert plein de plans où on voit les deux protagonistes attendre que le temps passe sur une barque faite main...chassant le poisson quand la faim s'en fait sentir!
Il y a une forte critique de la société actuelle de consommation qui se nourrie que via la supermarché et qui n'a que faire l’écosystème... La cause est noble et rappelle l'excellent Into The Wild.
Le vieil esprit du sud marqué par la pauvreté qui rejette cette dite société est omniprésent tout le long du long, trop long métrage...
Malheureusement, on tombe dans les clichés du genre vieux retraités alcooliques, professeur vaudou, femmes de joies, des fous...  Comme si on ne pouvait qu'être un arriéré, un déchet ou un rebut en vivant en marge de la société! En cela, le message du film n'est pas clair et prend une tournure pour le moins discutable!

En parallèle du drame de l’inondation, il y a une sorte de délire avec des créatures mystiques appelées aurochs que l'on voit de temps à autres... Je n'ai pas réussi à faire le rapprochement par rapport à leur symbolique...
On essaie aussi de nous faire avaler la théorie de l'effet papillon.. mais là encore, c'est floue et pas assez clair pour être emballé.

Ajoutez à tout ce que je viens de vous dire un rythme lent au possible où il ne se passe quasiment rien et l'ennui s'installe. A ce niveau là, cela m'a rappelé Tree of Life... Ceux qui ont eu le courage de le voir jusqu'à la fin savent de quoi je parle, c'est une torture!
La relation entre le père et la petite fille est censée être attachante mais pas du tout... Et vu que le film tourne tout autour de ça, côté émotion c'est raté!
Malgré tout, la jeune actrice Quvenzhané Wallis se montre incroyable à l'écran faisant preuve d'une présence incroyable à l'écran pour une enfant de son âge! 
Capable de retranscrire, la joie, la colère, la crainte et la naïveté avec une facilité déconcertante, on devrait la revoir prochainement à l'écran!

Bref, vous l'avez compris, les Bêtes du Sud Sauvage ne m'ont franchement pas emballé! Je suis peut être passé à côté du message que les critiques ont vu, je n'ai peut être était dans le film... En tout cas, le rythme lent, les délires incompréhensibles sont bel et bien là!
Vous pouvez aller vous faire une idée, mais à vos risques et péril!
                                                                                 
7/20

                                                                   

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