Test Watch Dogs, hacking, caisse et gun

Cela faisait longtemps qu'on l'attendait, Watch Dogs, le nouveau triple A des studios Ubisoft Montréal (Assassins Creed), est enfin là. Surfant sur la vague "hackers", "cloud", "réseaux sociaux", en résumé sur le monde connecté, Ubi offre un open world dans les rues de Chicago, à travers un héro-super-hacker Aiden Pearce. Mais que vaut donc cette nouvelle licence du monstre Canadien du jeu vidéo?

Scenario
En quelques mots, vous incarnez Aiden Pearce, un hacker pacifiste mais aux intentions vénales, qui lui valent la mort de sa nièce. L'anti-héros va donc tout faire pour trouver le commanditaire et trouver des réponses. Cette quête va le le mener aux plus hautes sphères de la pègre et de la cyber-pègre Chicagoane (oui, oui Chicagoane).
Malgré un départ franchement intéressant et des bases posées comme il faut, on arrive déjà à la fin à peine plongé dans l'univers du jeu. Les personnages secondaires ont l'air bien bad-ass mais ils sont sous-traitées et on a pas vraiment le temps de s'y attacher. Idem pour les ennemis, on s'attends à du épique, des ennemis jurés, des boss quoi... Et bien non, ils se terminent vite fait, on pas le temps de vraiment en profiter. J'attendais beaucoup plus de Watch Dogs...

Graphisme
Cet aspect-là du jeu fait lui aussi couler beaucoup d'encre. En effet la version présentée en 2012 n'a plus grand chose à voir avec la version offerte actuellement, le jeu ayant largement perdu en effets et en finesse (feuilles qui volent, canettes qui se déplacent sous l'effet du vent, nombres de voitures/personnes présentes). Un petit mod pour les joueurs PC est tout de même dispo pour réhausser le tout.
Cependant, la richesse de détails qui foisonnent  rattrape largement les lacunes graphiques. La ville semble vraiment vivre, elle est en mouvement permanent, elle est complexe, elle est d'une certaine manière fascinante...
Les changements jour/nuit mélangés aux effets métrologiques donnent toute une ambiance. J'ai particulièrement apprécié l'ambiance de nuit. Un vrai trip, on a vraiment l'impression d'être dans une grande ville US.
Notez que le moteur d'AC se ressent tellement (des éléments de décors sont même réutilisés) que l'on à parfois le réflexe de vouloir faire grimpette sur les grattes ciels!


Il est possible de conduire à la première personne mais néanmoins la vue cockpit est figé: il est impossible de tourner la tête. Ce qui réduit  un peu trop le champ de vision. Il n'empêche que c'est sacrément immersif!

Jouabilité
Que l'on soit clair la jouabilité fait partie des points forts du jeu. Alors que l'on pourrait penser que l'interaction avec l'environnement n'est au final qu'un "gadget vidéoludique", il s'avère être à la fois remarquablement fun, relativement varié et parfois indispensable pour se faciliter la tâche. Il vous arrivera même de ne pas avoir à tirer une seule balle lors de vos missions, en faisant seulement usage des éléments du décor (caméras, appareils explosifs, leurre...). Il faut être honnête: j'ai eu parfois l'impression de jouer à Splinter Cell.
Petit regret dans les phases véhicule, le gameplay ne voulant pas que l’on n’utilise d'arme pour neutraliser nos ennemis mais uniquement les éléments interactifs de la route. C’est logique mais frustrant. Une petite mention à la conduite moto... qui n'est vraiment pas en rapport avec la réalité.
On est amené à hacker les zones de la ville zone par zone pour pouvoir ensuite hacker sur le terrain en toute tranquillité tout ce qui est à porter de smartphone.
On est amené à sauver des civils, à les espionner... et c'est franchement trippant. Sauver ou tuer des civils (oui lors d'une course poursuite ça arrive souvent) influe sur votre réputation et donc la manière dont la population vous perçoit. Elle sera donc plus ou moins susceptible d'alerter la police ou vous apercevant dans la rue... ou prendre des selfies avec vous.
La base d'opération de hacking est magnifiquement introduite mais dommage que l'on ne puisse pas l'améliorer.

Bande son
Une OST anecdotique et trop classique. J'aurai bien vu du bon dubstep avec l'esprit du hacking. La séléction radio est revanche pas mal du tout avec pleins de morceau d'artistes originaux (Public Enemy en passant par Weezer et bien d'autres moins connus).
Détail fun, vous gagnerez de nouveaux titres en piratant le portable de certains passants!
Les doublages et les sons quant à eux, sont d'une qualité irréprochable, normal pour une licence de cette en envergure me direz-vous, mais tout de même!

Multijoueurs
Dans un premier temps, j'ai désactiver l'intrusion par d'autres joueurs dans la partie. N'ayant pas d'améliorations, on se fait plus facilement avoir. Je dois reconnaître qu'elles sont particulièrement difficiles à gérer tant la ville foisonnent de détails. Détecter un hacker relève du parcours du combattant sans compter les multiples niveaux in-game.
On a le droit à des courses avec du hacking pour envoyer vos concurrents dans le décors. Plus vous gagner, plus vous avez une réputation en ligne, plus votre tête est mise à prix. On obtient des améliorations... seulement valable en ligne. Le multi sert surtout à gagner un peu de sous mais la campagne suffit largement niveau financier.

Durée de vie
Une petite trentaine d'heure pour finir les 4 actes du jeu et ayant le personnage upgradé à fond, donc une très bonne endurance pour une campagne pour un jeu actuel. De plus le multi est assez solide pour pouvoir payer quelques heures supplémentaires.

Conclusion
Doté d'un d'une bonne durée de vie, d'un game design et d'un gameplay très intéressant, Watch Dogsest loin d'être un pétard mouillé. Mais ce n'est pas non plus le feu d'artifice que l'on pourrait attendre de la part des studios Montréalais. J'ai eu finalement l'impression d'un mélange de Ghost Recon, Splinter Cell et Driver San Franciso aagrémenté d'intéraction de hacking. 
L'expérience vaut en tout cas le détour assurément!


16/20

                      

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