Critique Brooklyn Affairs

Synopsis 
Dans le New-York des années 50, un détective privé cherche à élucider le meurtre de son patron. Atteint du syndrome de Gilles de la Tourette et doté d'une mémoire infaillible, la tâche va s'avérer ardue...

Critique
La première scène est assez annonciatrice du film. Le personnage joué par Edouard Norton, paniqué, essaie de gérer son stress en effilochant son pull. La suite sera fidèle à cette image, décousue. Une superposition d'acteurs, de scènes et d'odeurs qui rendent sa lecture difficile. La musique, omniprésente, tente tant bien que mal de lier le tout. C'est elle qui dicte et annonce le suspens, les rebondissements, la chute, peu aidée par un scénario fade et longuet. L'époque et le décor font pourtant appel à beaucoup de fantasmes, à l'imaginaire, mais la mayonnaise ne prend pas.

Les traits des personnages tirent trop à la caricature et la crédibilité de l'ensemble en pâtit. Des méchants pas si méchants, des boites de Jazz pas si électriques et une atmosphère finalement trop lice. Il existe tout de même des motifs de satisfaction mais souvent noyés dans une masse d'informations peu digeste. Les prestations de Gugu Mbatha-Raw (Belle) et Willem Dafoe (Antichrist) sont à souligner. La voix incantatrice de Thom York (Daily Battles) et la BO à réécouter ; la beauté du plan de la femme à la cigarette dans la gare... Malheureusement ces éléments sont souvent amenés comme des cheveux sur la soupe, sans liant.

Après 20 ans d'absence à la réalisation, Edouard Norton a voulu rendre hommage au "Film noir". Un genre dont il ne suffit pas d'empiler Jazz, longs impers et vie nocturne.


9/20


Par CZ
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